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Paris, le 16/6/2006 |
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Rue Champollion, dans le quartier Latin, il y a toujours ces salles de cinéma pour les adeptes du cinéma d’antan. J’y suis allé quelquefois, cela fait quelques lustres. Rien ne semble avoir changé, sauf les couleurs des devantures des cinoches. Je me souviens du titre de quelques films dont je fus le spectateur dans ces petites salles. Hellzapoppin, par exemple, un chef-d'œuvre de burlesque dont je parlerai un jour ici. Je l’ai vu et revu depuis (sur cassette) et je pars toujours d’un grand rire quand je le regarde, les jours trop noirs. Mais aussi La sorcellerie à travers les âges, un film muet aux images sombres qui m’avait bousculé par la cruauté, le sadisme, l’érotisme graveleux de certaines scènes.
Sabbat de sorcières, tortures, scènes de possession collective dans un couvent, actes de sorcellerie se succèdent allègrement le long de cette satire des superstitions moyenâgeuses où l’auteur termine par une ironique visite chez un médecin psychiatre.
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Il y aurait bien d’autres choses à dire sur ce film où l’expressionnisme semble parfois imprégné de surréalisme, mais je ne suis pas assez connaisseur pour continuer longtemps.
La sorcellerie à travers les âges (Häxen) fiction documentaire réalisée par le Suédois Benjamin Christensen en 1921/1922. (1922 : année du Nosferatu de Murnau, 6 ans avant Un chien Andalou de Bunuel et Dali) ; film muet noir et blanc bien sûr, mais la version sur Internet, d’une durée de 1h45, utilise des couleurs rouges et bleues.

